Longtemps porté par une dynamique d’engagement et d’intentions, le marché de l’emploi à impact évolue aujourd’hui vers une phase plus structurée et plus opérationnelle. Dans un contexte économique et géopolitique plus incertain, les entreprises revoient leurs priorités et leurs stratégies de recrutement.
Invité sur le plateau de BSMART 4Change, Kaelig Sadaune, CEO de Brawo, est revenu sur ces évolutions à l’occasion de la présentation des nouveaux chiffres du Baromètre Brawo des offres d’emploi à impact.


Une transition qui s’inscrit dans la durée

Ces dernières années, les enjeux de transition écologique et sociétale ont progressivement transformé les besoins des entreprises. De nouveaux métiers sont apparus, notamment autour de la décarbonation, de l’énergie, de l’économie circulaire ou encore de la transformation des modèles industriels.
Mais le marché arrive aujourd’hui à un moment charnière. Après une phase marquée par l’engagement et la structuration des stratégies ESG, les entreprises entrent désormais dans une logique plus concrète : celle de la mise en œuvre.

 

Des recrutements de plus en plus orientés vers l’exécution

Dans ce nouveau contexte, les entreprises recrutent moins pour afficher une ambition et davantage pour délivrer des résultats mesurables. Les profils recherchés évoluent en conséquence.
Les organisations privilégient désormais des compétences capables de transformer les engagements en actions : pilotage de projets de transition, expertise technique, transformation industrielle ou encore mise en œuvre opérationnelle des stratégies environnementales.
Cette évolution traduit une maturation du marché de l’impact. La transition ne se joue plus uniquement dans les discours ou les feuilles de route stratégiques, mais dans la capacité des organisations à déployer concrètement leurs transformations.

 

Un marché qui reste structurant pour les années à venir

Malgré un contexte économique parfois plus tendu, les enjeux liés à la transition écologique et sociétale restent au cœur des transformations du marché du travail.
Les métiers de l’impact continuent de se structurer et devraient rester un levier majeur d’évolution pour de nombreux secteurs dans les années à venir.
À travers son Baromètre des offres d’emploi à impact, Brawo analyse ces transformations afin d’éclairer les dynamiques du marché et d’accompagner les entreprises dans l’identification des compétences nécessaires à la transition.

 

   
 
Chaque année, la Journée internationale des droits des femmes rappelle une réalité persistante du marché du travail : malgré des avancées significatives ces dernières décennies, l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes reste un objectif encore partiellement atteint.
Aujourd’hui, les femmes représentent près de 49 % de la population active en France. Leur participation au marché du travail n’a cessé d’augmenter depuis les années 1970, traduisant une transformation profonde des trajectoires professionnelles. Pourtant, certaines inégalités structurelles continuent de marquer les carrières.

 

L’écart salarial : un indicateur toujours observé

La question de la rémunération reste l’un des principaux indicateurs de l’égalité professionnelle. Selon les données de l’INSEE, les femmes gagnent en moyenne environ 15 % de moins que les hommes dans le secteur privé.
Cet écart ne s’explique pas uniquement par des différences de salaire à poste équivalent. Il résulte aussi de facteurs structurels : les femmes sont davantage présentes dans certains secteurs historiquement moins rémunérés, occupent plus fréquemment des emplois à temps partiel et connaissent davantage d’interruptions de carrière, notamment liées à la parentalité.
Ces éléments contribuent à créer des écarts de revenus qui peuvent se cumuler tout au long de la vie professionnelle.


L’accès aux postes à responsabilité, un enjeu encore présent

Si la présence des femmes dans les entreprises s’est largement renforcée, leur accès aux postes de direction reste plus limité. En France, moins d’un tiers des postes de direction sont occupés par des femmes, et leur présence dans les instances dirigeantes reste encore inégale selon les secteurs.
Pour répondre à ces enjeux, plusieurs dispositifs ont été mis en place ces dernières années. L’index de l’égalité professionnelle, instauré en 2019, oblige par exemple les entreprises à mesurer et publier leurs écarts de rémunération. D’autres initiatives visent également à favoriser la parité dans les instances dirigeantes ou à encourager des parcours professionnels plus équilibrés.


Un enjeu qui concerne l’ensemble du marché du travail

Au-delà de la question sociale, l’égalité professionnelle est aujourd’hui aussi un enjeu économique. Dans un contexte de transformation des métiers et de tension sur certains recrutements, les entreprises ont tout intérêt à valoriser l’ensemble des talents et à favoriser des environnements de travail plus inclusifs.
Chez Brawo, ces enjeux résonnent particulièrement. L’équipe compte aujourd’hui 12 femmes, qui représentent la majorité des collaborateurs, et qui contribuent chaque jour au développement de l’entreprise à travers des métiers variés : recrutement, conseil, business, marketing ou encore management.
La Journée internationale des droits des femmes est ainsi l’occasion de rappeler que l’égalité professionnelle est un sujet qui concerne l’ensemble des acteurs du monde du travail et qui continue de se construire dans la durée.
Dans un contexte d’arbitrages budgétaires plus contraints, de pression accrue sur les investissements et d’exigences croissantes en matière de décarbonation et de transition écologique, les entreprises sont conduites à renforcer leurs exigences en matière de recrutement, y compris sur les emplois à impact. Après plusieurs années de croissance continue, l’emploi à impact est entré en 2025 dans une nouvelle phase . Son poids dans le marché du travail ne fait plus débat. En revanche, la transition se confronte désormais à une réalité plus exigeante : celle de l’exécution, des compétences et de la performance économique.


Un marché résilient malgré un ralentissement


Porté par l’urgence climatique, l’engagement sociétal et une prise de conscience collective, l’emploi à impact incarne à la fois le sens et l’avenir du travail. Dans un contexte de transformation accélérée des modèles économiques, ces métiers ont progressé de façon continue ces dernières années. Cependant, 2025 marque une inflexion nette : non pas un recul, mais une entrée dans une phase de maturité.
Avec plus de 1,4 million d’offres d’emploi recensées, soit plus de 14 % du marché, l’impact s’impose désormais comme une composante structurelle de l’économie française, malgré un léger repli des volumes par rapport à l’année précédente (-5% d’offres publiées en 2025 selon le Baromètre Brawo des offres d’emploi à impact vs -10% pour l’ensemble du marché). Cette stabilisation intervient dans un environnement particulièrement contraint. Pression sur les coûts, ralentissement des investissements, instabilité géopolitique et arbitrages budgétaires pèsent sur l’ensemble du marché du travail.
Dans ce contexte, la résistance de l’emploi à impact constitue un signal fort. Là où certains secteurs connaissent des contractions brutales, l’impact tient, s’adapte et se recompose.
 

De l’intention à la performance


Le temps de l’expansion quantitative est révolu. Les entreprises ne recrutent plus pour afficher une ambition ou répondre à une injonction symbolique. Elles recrutent pour produire des résultats mesurables, directement liés à leurs enjeux de compétitivité, de souveraineté industrielle et de transition énergétique. L’impact devient un levier opérationnel, intégré aux chaînes de valeur et aux stratégies industrielles.
Les dynamiques sectorielles sont révélatrices. Les créations d’emplois se concentrent là où la transformation est tangible : énergies renouvelables, industrie décarbonée, gestion des ressources, rénovation énergétique. À l’inverse, la chute de l’emploi dans la construction durable, malgré des besoins massifs et largement documentés, illustre le décalage croissant entre ambition politique et capacité réelle d’exécution.
L’impact quitte ainsi le registre du discours pour entrer dans celui de la performance et du retour sur investissement, qu’il soit économique, environnemental ou social.
 

L’exécution, principal point de tension

 
Si les besoins sont clairement identifiés, la capacité à y répondre demeure insuffisante. La pénurie de compétences reste structurelle, en particulier sur les métiers techniques et intermédiaires. Les filières de formation peinent à suivre le rythme, les dispositifs de reconversion restent fragmentés, et le fossé entre stratégies affichées et réalité opérationnelle continue de se creuser.
La transition ne manque pas de convictions. Elle manque de bras et d’attractivité.
En 2025, la question n’est donc plus « pourquoi recruter à impact », mais comment recruter efficacement, durablement et à grande échelle. Comment sécuriser les parcours, industrialiser les compétences, fiabiliser les recrutements et garantir la capacité d’exécution. L’impact ne souffre plus d’un déficit d’adhésion, mais d’un déficit d’exécution.
 

Vers une sélectivité accrue de l’emploi à impact

 
Les perspectives pour 2026 confirment cette trajectoire. L’emploi à impact devrait continuer de progresser, non par une explosion du volume d’offres, mais par une sélectivité accrue. Les entreprises chercheront moins à multiplier les postes qu’à renforcer des compétences clés, capables d’accélérer réellement leur transformation.
Nous entrons dans une phase où l’impact sera jugé à l’aune de la capacité à délivrer. Moins porté par l’élan, davantage par l’efficacité, il s’impose désormais comme un facteur clé de résilience et de retour sur investissement. L’enjeu des années à venir n’est plus d’y croire, mais de le rendre crédible, performant et déployable à grande échelle.. La transition se jouera moins sur les intentions que sur notre capacité collective à l’exécuter.
 
Kaelig Sadaune, fondateur et CEO de Brawo.
Brawo accompagne les entreprises dans leurs recrutements en CDI, CDD et intérim, avec une approche de proximité pensée pour répondre à des enjeux opérationnels concrets. Nous avons échangé avec Mathieu Labit, Area Manager en Nouvelle-Aquitaine, pour comprendre son rôle, son parcours et sa vision du marché de l’emploi régional.

Mathieu, pouvez-vous nous parler de votre parcours et de votre rôle actuel chez Brawo ?


Mon parcours s’est construit autour du recrutement et de la relation client, avec une forte orientation terrain. Dès mes débuts, j’ai travaillé sur des métiers opérationnels, notamment dans les espaces verts, un secteur que j’ai rapidement pris en main et structuré sur mon périmètre.

Cette spécialisation m’a permis de bien comprendre les réalités des entreprises et les attentes des candidats, et de créer des relations solides dès le départ.
Depuis 2025, je suis Area Manager chez Brawo en Nouvelle-Aquitaine. Aujourd’hui, je m’appuie sur cette expertise pour développer également d’autres secteurs, comme l’industrie ou le tertiaire. Mon rôle reste le même : être proche des besoins, piloter les recrutements et assurer un suivi de qualité dans la durée.

Quels besoins spécifiques des entreprises accompagnez-vous en Nouvelle-Aquitaine ?

Les entreprises de la région ont des besoins très variés, mais un point commun revient souvent : elles recherchent des profils fiables, engagés et rapidement opérationnels. Sur les métiers techniques comme sur les fonctions supports, la compréhension du contexte du poste et du savoir-être est essentielle.

J’accorde une grande importance à la relation client. Comprendre les enjeux, les contraintes et la culture de chaque entreprise permet d’apporter des réponses justes et efficaces, et surtout de construire des partenariats durables.

Quel regard portez-vous sur le bassin d’emploi en Nouvelle-Aquitaine ?

La Nouvelle-Aquitaine est une région dynamique, avec de nombreuses opportunités et une grande diversité de métiers. Elle reste cependant marquée par des tensions sur certains profils, notamment techniques et opérationnels.

La clé, selon moi, réside dans la proximité et la transparence. Être présent sur le terrain, bien connaître son secteur et instaurer une relation de confiance avec les entreprises comme avec les candidats permet de créer des rencontres cohérentes et durables.

Nouvelle-Aquitaine 2025 : un marché stabilisé, un enjeu d’exécution sur le terrain
Avec son Baromètre Brawo des métiers à impact, Brawo analyse chaque année l’évolution des offres d’emploi directement liées à la transition écologique et sociale.
L’édition Nouvelle-Aquitaine 2025 marque un tournant clair : après plusieurs années de croissance continue, l’emploi à impact n’est plus dans une phase d’expansion mécanique. Il se stabilise. Et cette stabilisation dit beaucoup plus qu’un simple ralentissement.
Elle traduit l’entrée du marché dans une phase de maturité, dans un contexte économique plus contraint, où l’impact ne se décrète plus. Il se délivre, concrètement, sur le terrain.
Selon le Baromètre Brawo des métiers à impact 2025, 146 000 offres d’emploi à impact ont été recensées en Nouvelle-Aquitaine, soit 9 % de l’ensemble des offres d’emploi disponibles dans la région.

 

Un marché de l’emploi à impact qui résiste mieux que le reste de l’économie

Le premier enseignement du Baromètre 2025 est clair : la stabilisation observée ne correspond pas à un désengagement.
Avec une baisse limitée à –5 % par rapport à 2024, l’emploi à impact résiste nettement mieux que le marché de l’emploi dans son ensemble, qui recule de –10 % sur la même période.
Dans un environnement marqué par la pression sur les coûts, la rationalisation des investissements, des arbitrages budgétaires plus stricts, le maintien d’un volume élevé d’offres à impact constitue un signal fort. La transition continue, mais elle se fait désormais de manière plus ciblée, plus opérationnelle et plus exigeante.
Les recruteurs privilégient des postes directement reliés à :
  • des projets concrets,
  • des résultats mesurables,
  • une performance économique identifiable.
L’impact change de statut : il devient un critère d’efficacité, pas seulement de sens.

 

Classement des départements : une transition portée par les territoires moteurs

L’analyse territoriale du Baromètre Brawo des métiers à impact montre une Nouvelle-Aquitaine fortement structurée autour de départements moteurs, tout en conservant un maillage régional étendu.
 
Classement des départements par volume d’offres d’emploi à impact (2025)
  1. Gironde – 43 000 offres
  2. Charente-Maritime – 17 000 offres
  3. Pyrénées-Atlantiques – 14 000 offres
  4. Vienne – 13 000 offres
  5. Deux-Sèvres – 11 000 offres
  6. Landes – 10 000 offres
  7. Charente – 9 000 offres
  8. Haute-Vienne – 8 000 offres
  9. Dordogne – 7 000 offres
  10. Lot-et-Garonne – 6 000 offres
  11. Corrèze – 5 000 offres
  12. Creuse – 3 000 offres
Ce classement met en évidence une transition portée par les dynamiques économiques locales. La Gironde joue un rôle de locomotive, mais l’emploi à impact irrigue l’ensemble de la région, avec des niveaux d’intensité variables selon les bassins.
 

Classement des villes : la polarisation urbaine de l’emploi à impact

Côté villes, le Baromètre Brawo confirme une forte polarisation urbaine, typique des marchés arrivés à maturité.
 
Classement des villes par volume d’offres d’emploi à impact (2025)
  1. Bordeaux – 35 000 offres (près d’un quart des offres régionales)
  2. Poitiers – 7 000 offres
  3. La Rochelle – 5 400 offres
  4. Limoges – 4 900 offres
  5. Angoulême – 4 200 offres
  6. Pau – 2 400 offres
  7. Niort – 2 200 offres
  8. Périgueux – 1 700 offres
  9. Bayonne – 1 500 offres
  10. Agen – 1 400 offres
Autour de Bordeaux, un réseau de villes intermédiaires structure la dynamique régionale. Ces territoires jouent un rôle clé dans la diffusion opérationnelle de la transition, notamment sur les métiers techniques et les activités non délocalisables.

 

Les métiers à impact : une transition qui se joue d’abord sur le terrain

Le Baromètre Brawo des métiers à impact déconstruit une idée reçue persistante :
l’impact ne repose pas principalement sur des fonctions tertiaires ou stratégiques.
En Nouvelle-Aquitaine, la demande est majoritairement tirée par des métiers techniques et opérationnels, directement liés à :
  • la rénovation énergétique,
  • l’installation,
  • la maintenance,
  • l’exploitation des infrastructures de la transition.
Les métiers les plus recherchés en 2025 confirment cette réalité :
  • technicien de maintenance CVC,
  • plombier-chauffagiste,
  • poseur en isolation thermique,
  • électricien,
  • poseur de panneaux photovoltaïques.
Les fonctions commerciales et de pilotage (chefs de projet) viennent en soutien, signe d’un marché qui se structure, mais dont le cœur reste l’exécution.

 

Le véritable sujet de fond : compétences, attractivité, capacité d’exécution

L’enseignement central du Baromètre 2025 est structurel.
L’emploi à impact entre dans une phase où l’exécution conditionne désormais le succès de la transition.
Les recruteurs font face à un triple défi :
  • une tension persistante sur les compétences techniques,
  • des niveaux de rémunération majoritairement inférieurs à 30 000 € bruts annuels,
  • une faible part de postes télétravaillables, liée à la nature même des métiers.
Dans ce contexte, les leviers clés deviennent :
  • l’attractivité des métiers,
  • la formation et la montée en compétences,
  • la sécurisation des parcours professionnels dans les territoires.
Sans réponse à ces enjeux, la transition restera sous-exécutée, malgré des objectifs clairs à horizon 2030 et 2050.
 

Ce que révèle le Baromètre Brawo des métiers à impact 2025

L’emploi à impact s’installe durablement comme une composante structurante du marché du travail régional.
Il ne progresse plus par effet d’élan, mais par :
  • priorisation,
  • ancrage territorial,
  • efficacité opérationnelle.
La question n’est plus seulement : combien d’emplois à impact créer ?
Elle devient : comment rendre ces trajectoires réellement exécutables, à grande échelle, dans tous les territoires ?
Pour recevoir le Baromètre Brawo des métiers à impact – Focus Nouvelle-Aquitaine 2025 ou échanger autour des enseignements : coline.ferreira@brawo.fr
Emploi à impact : où se créent les emplois qui transforment réellement l’économie
Après plusieurs années de forte dynamique, l’emploi à impact poursuit en 2025 une phase de stabilisation. Le volume global des offres demeure élevé, mais l’analyse par filière révèle une évolution plus structurante qu’un simple ralentissement conjoncturel.
Le marché change de régime. L’emploi à impact n’est plus porté par la promesse ou l’expérimentation, mais par la capacité à exécuter, maintenir et rendre viables des projets complexes. Cette bascule met en lumière des trajectoires contrastées selon les filières : certaines s’installent comme des socles durables du marché de l’emploi, d’autres restent plus exposées aux cycles économiques, budgétaires ou réglementaires.

 

Énergies renouvelables : une filière entrée en maturité industrielle

Avec 290 000 offres en 2025 (–3 %), les énergies renouvelables demeurent la première filière de l’emploi à impact. La légère contraction observée ne traduit pas un désengagement, mais l’entrée dans une phase de maturité opérationnelle.

Les recrutements sont massivement orientés vers les métiers d’exécution : installation photovoltaïque, maintenance, exploitation, fonctions commerciales de terrain. Ce sont des postes directement corrélés à la capacité des projets à respecter délais, coûts et engagements contractuels.

La performance de la filière dépendra de sa capacité à industrialiser le recrutement et la formation des équipes terrain. En 2026, la gestion des ressources humaines deviendra un levier de compétitivité aussi stratégique que la technologie ou le financement.

Économie sociale et solidaire : un socle humain sous contrainte permanente

L’économie sociale et solidaire totalise 260 000 offres en 2025 (–4 %). La baisse est contenue mais significative. Elle reflète un décalage croissant entre l’intensité des besoins sociaux et les capacités financières des structures.

Les recrutements se concentrent sur les métiers indispensables au quotidien : accompagnement social, aide à domicile, insertion, éducation spécialisée. La demande est forte, souvent immédiate, mais les arbitrages budgétaires pèsent directement sur les volumes d’embauche.

La filière devra repenser ses modèles d’organisation. Mutualisation, priorisation des missions et attractivité des métiers seront déterminantes pour maintenir l’emploi dans un contexte de ressources contraintes.

Économie circulaire : l’impact soumis à l’épreuve de la rentabilité

Avec 220 000 offres en 2025 (–12 %), l’économie circulaire connaît un recul plus marqué. Il ne s’agit pas d’un arrêt, mais d’une phase de sélection économique.

Les emplois se maintiennent là où les infrastructures sont opérationnelles : recyclage, assainissement, maintenance, collecte et tri. Les projets les plus fragiles économiquement sont ralentis ou différés.

Le marché se clarifiera. L’emploi suivra les acteurs capables de démontrer une création de valeur économique tangible. En 2026, la circularité devra prouver qu’elle peut conjuguer impact environnemental et compétitivité.

Construction durable : un potentiel structurel freiné par la conjoncture

La construction durable représente 200 000 offres en 2025 (–9 %). La baisse s’explique largement par le ralentissement du secteur du bâtiment, malgré des besoins structurels considérables en rénovation énergétique.

Les profils recherchés – génie climatique, CVC, efficacité énergétique, isolation – sont au cœur de la transformation du parc immobilier. Pourtant, l’emploi reste dépendant du calendrier des investissements. 

La reprise de l’activité conditionnera le redémarrage de l’emploi. Si les freins financiers et réglementaires se lèvent, la filière pourrait redevenir rapidement l’un des principaux moteurs de l’emploi à impact.

Protection de l’environnement : la dynamique portée par la contrainte réglementaire

Avec 185 000 offres en 2025 (+9 %), la protection de l’environnement est la seule filière en croissance nette. Cette progression est directement liée à l’intensification des obligations réglementaires.

Les recrutements couvrent à la fois des métiers de terrain et des fonctions de pilotage, d’études et de coordination. L’action n’est plus optionnelle : mesurer, contrôler et se mettre en conformité devient incontournable.

La structuration des fonctions de contrôle, de reporting et de gestion de projet sera centrale. L’emploi suivra la montée en complexité des exigences réglementaires.

Mobilité durable : un potentiel encore dépendant des cycles d’investissement

La mobilité durable recule à 50 000 offres en 2025 (–28 %). La filière reste fortement exposée aux décisions d’investissement, publiques comme privées.

Les compétences techniques sont bien identifiées, mais les volumes d’emploi fluctuent en fonction du lancement ou du report des projets.

La stabilisation de l’emploi passera par la capacité à inscrire la mobilité durable dans des modèles économiques pérennes. Sans continuité d’investissement, le potentiel restera sous-exploité.

Ce que l’analyse des filières révèle

En 2025, l’emploi à impact ne se replie pas : il se trie, se structure et se professionnalise. Les filières qui résistent ou progressent sont celles capables d’articuler impact mesurable, compétences opérationnelles et modèles économiques ou réglementaires solides.

L’enjeu n’est plus de démontrer l’utilité de l’impact, mais sa capacité à durer et à s’exécuter dans le temps. À ce titre, l’emploi à impact s’impose désormais comme un pilier exigeant du marché du travail — non plus alternatif, mais pleinement intégré à l’économie réelle.

Après plusieurs années de croissance continue, l’emploi à impact entre en 2025 dans une nouvelle phase. Le marché ne décroche pas : il se stabilise. Cette évolution marque un changement de cycle, celui d’un secteur plus mature, plus sélectif et désormais confronté à un enjeu central : la capacité d’exécution.

Selon le baromètre 2025 des offres d’emploi à impact publié par Brawo, près de 1,45 million d’offres ont été recensées en France sur l’année. Malgré un léger recul de –5 % par rapport à 2024, ces métiers représentent désormais plus de 14 % de l’ensemble du marché de l’emploi. L’impact n’est donc plus une niche : il s’impose comme un pilier structurel du marché du travail français.

Chiffres clés à retenir

  • 1,45 million d’offres d’emploi à impact en France
  • –5 % vs 2024 : une stabilisation, pas un désengagement
  • +14 % du marché total de l’emploi
  • 16 % des offres compatibles avec le télétravail, confirmant un marché largement ancré dans les métiers de terrain

Un marché stabilisé dans un contexte contraint

La stabilisation observée en 2025 intervient dans un environnement marqué par la pression sur les coûts, le ralentissement de certains investissements et des arbitrages budgétaires plus stricts.
Dans ce contexte, le maintien d’un volume élevé d’offres à impact constitue un signal fort de résilience.

Les entreprises continuent de recruter, mais de manière plus ciblée. L’enjeu n’est plus seulement d’afficher des ambitions environnementales ou sociales, mais de délivrer des résultats concrets, mesurables et soutenables.

Des dynamiques sectorielles contrastées

Toutes les filières de l’emploi à impact n’évoluent pas au même rythme. Le baromètre met en lumière des trajectoires différenciées, révélatrices des contraintes économiques et opérationnelles propres à chaque secteur.

  • Énergies renouvelables :
    290 000 offres en 2025 (–3 %). Première filière de l’emploi à impact, elle reste centrale mais sensible aux cycles d’investissement et aux mécanismes de soutien.
  • Protection de l’environnement :
    185 000 offres (+8,8 %). C’est la seule filière en croissance, portée par des besoins opérationnels et le renforcement des contraintes réglementaires.
  • Économie circulaire :
    222 000 offres (–11 %). Le ralentissement traduit des arbitrages budgétaires et une sélection plus stricte des projets.
  • Construction durable :
    200 000 offres (–9 %). Un recul en lien direct avec la crise plus large du secteur du bâtiment, qui pèse mécaniquement sur les recrutements.
  • Mobilité durable :
    50 000 offres (–28,6 %). Une filière fortement dépendante des calendriers de projets et des investissements publics et privés.

Une transition portée par des métiers techniques et opérationnels

Contrairement à certaines idées reçues, l’emploi à impact repose majoritairement sur des métiers de terrain : installation, maintenance, exploitation, travaux, coordination de projets.

La faible part d’offres compatibles avec le télétravail (16 %) confirme une réalité structurante : la transition se joue avant tout sur le terrain, au plus près des opérations.
Cette caractéristique pose des enjeux forts d’attractivité, de conditions de travail et de fidélisation des compétences.

Le sujet de fond : les compétences

Si les besoins sont identifiés, de nombreuses filières font face à une pénurie persistante de profils techniques et intermédiaires. Le décalage ne se situe plus au niveau des intentions ou des objectifs climatiques, mais au niveau de la capacité à former, recruter et sécuriser durablement les compétences nécessaires à l’exécution des transformations.

L’enseignement principal de 2025 est un basculement : l’emploi à impact n’est plus porté par une dynamique de croissance extensive, mais par une logique de structuration, de priorisation et d’exécution. À l’approche des échéances 2030 et 2050, la question n’est plus uniquement “combien d’emplois”, mais “comment rendre ces trajectoires exécutables à grande échelle”.

 

Pour toute demande d’envoi du baromètre ou d’échange autour des enseignements, vous pouvez nous contacter : coline.ferreira@brawo.fr

Dans un environnement où les organisations évoluent rapidement et où l’exigence opérationnelle liée à la gestion administrative s’intensifie, le rôle du back-office devient essentiel : garantir la qualité, la fluidité et la fiabilité des processus qui soutiennent le quotidien de l’activité.
Chez Brawo, c’est une conviction forte : la performance repose autant sur la relation humaine que sur la précision opérationnelle. Manon Bergos, Back Office Manager pour l’activité de travail temporaire, nous partage son parcours, sa vision et les enjeux de son métier.
 
Peux-tu nous parler de ton parcours et de ce qui t’a conduite à rejoindre Brawo ?

J’ai toujours été guidée par l’envie de soutenir les équipes et les candidats à travers un fonctionnement interne fluide, structuré et fiable.
Mon parcours m’a permis d’évoluer dans plusieurs environnements liés au recrutement et au travail temporaire, où j’ai développé une réelle expertise dans la gestion administrative, la conformité, la relation client et la coordination entre les différents acteurs.
Ce qui m’a motivée à rejoindre Brawo, c’est la possibilité d’évoluer dans une entreprise qui place la qualité du service au cœur de son fonctionnement, mais aussi la proximité, la confiance et l’exigence. J’ai tout de suite été séduite par l’esprit d’équipe, la transparence des échanges et l’envie commune d’améliorer constamment nos process au service du candidat comme du client.

Quelle est la mission de Brawo et comment contribues-tu à répondre aux enjeux du travail temporaire ?

Brawo accompagne les organisations dans la recherche de profils qualifiés et engagés, tout en offrant aux candidats des opportunités qui ont du sens.
Dans l’activité du travail temporaire, les attentes évoluent très vite : besoin de réactivité, exigences légales renforcées, nécessité d’une gestion rigoureuse des contrats, et une demande croissante de transparence et de fiabilité.
Mon rôle est de garantir que toutes les étapes administratives soient irréprochables : de la réalisation des contrats jusqu’au suivi des missions, en passant par la conformité, la facturation ou la relation avec les intérimaires. Le back office est souvent l’ombre du recrutement, mais c’est un pilier indispensable pour assurer la confiance, la qualité et la fluidité entre les entreprises, les talents et nos équipes internes.
Chez Brawo, nous combinons outils, expertise métier et sens de la relation pour proposer un service qui soit à la fois performant, humain et durable.

Quelles sont tes missions principales en tant que Back Office Manager, et quels enjeux rencontres-tu au quotidien ?

Mon quotidien consiste à orchestrer toute la partie administrative liée au travail temporaire : contrats, relevés d’heures, paies, factures, suivi des dossiers, conformité réglementaire, gestion des imprévus… C’est un poste qui demande à la fois rigueur, anticipation et beaucoup de coordination.
L’un des enjeux majeurs réside dans la complexité croissante du cadre légal et dans la nécessité d’être réactif sans jamais compromettre la qualité. Les intérimaires attendent de la clarté, de la fiabilité et du support, tandis que les entreprises recherchent des process fluides et un respect total des obligations.
Ce qui fait la force de Brawo, c’est notre capacité à créer un lien humain fort tout en maintenant un niveau d’exigence élevé. Nous construisons des relations durables grâce à un accompagnement transparent, une communication continue et une attention portée à chaque détail.

L’industrie connaît aujourd’hui une transformation profonde portée par l’essor de l’intelligence artificielle, de la robotique collaborative, de la simulation numérique et des technologies immersives. Cette mutation dépasse largement le simple cadre de la modernisation des usines : elle redéfinit les compétences, les organisations et les standards de performance. Face aux enjeux d’efficacité, de compétitivité et de durabilité, les entreprises sont désormais contraintes d’intégrer des compétences nouvelles, capables d’articuler technologies avancées, optimisation énergétique et excellence opérationnelle.

Dans ce contexte, les métiers industriels évoluent à grande vitesse. Certains se réinventent entièrement, d’autres émergent pour répondre à des besoins encore impensés il y a quelques années. Tous ont en commun d’être au cœur d’une industrie plus intelligente, plus agile, plus sûre et plus humaine grâce à la technologie.

Voici les 10 métiers du futur qui façonneront la prochaine décennie industrielle :

1. Ingénieur IA Industrielle

L’ingénieur IA industrielle est l’architecte des usines autonomes. Il conçoit des algorithmes prédictifs, optimise en temps réel les lignes de production et réduit les défauts de qualité comme les consommations d’énergie. Grâce à sa maîtrise des données et des modèles avancés, il permet aux entreprises d’industrialiser l’intelligence artificielle sur l’ensemble de leurs processus. Un rôle stratégique pour bâtir des sites plus performants, plus réactifs et plus sobres.

2. Technicien Robotique et Cobots

Interface directe entre l’humain et la machine, ce technicien programme et ajuste les robots collaborateurs. Il supervise les interactions avec les opérateurs, garantit la sécurité et assure la fluidité des gestes partagés. Son expertise renforce la productivité tout en améliorant l’ergonomie des postes. Un métier hybride et indispensable dans les environnements industriels où les cobots deviennent omniprésents.

3. Architecte Jumeaux Numériques

L’architecte de jumeaux numériques crée des modèles virtuels d’usines, de machines ou de processus. Il simule le réel pour anticiper les pannes, optimiser les flux, accélérer les tests et réduire les risques liés aux décisions industrielles. Grâce à ces environnements immersifs, il permet de produire mieux, plus vite et à moindre coût tout en sécurisant les opérations critiques. Une expertise clé dans la transformation numérique des sites industriels.

4. Ingénieur Circularité et Écoconception

Cet ingénieur réinvente la manière de fabriquer. Il analyse les cycles de vie, intègre des matériaux recyclés ou recyclables, propose des alternatives à bas carbone et réduit l’empreinte environnementale des produits. Au cœur des enjeux de durabilité, il guide les entreprises vers des modèles plus responsables et conformes aux nouvelles exigences réglementaires. Un rôle central dans la transition écologique de l’industrie.

5. Technicien Maintenance 4.0

Véritable garant de la continuité de production, le technicien maintenance 4.0 utilise les capteurs, l’IoT et les données pour anticiper les pannes. Il intervient grâce à des outils avancés tels que la réalité augmentée, ce qui réduit les temps d’arrêt et améliore la fiabilité des équipements. C’est l’un des métiers de terrain les plus impactés par la technologie, combinant expertise technique et outils numériques de pointe.

6. Pilote de Ligne Augmentée (AR/VR)

C’est le chef d’orchestre numérique des lignes de production. Le pilote de ligne augmentée utilise la réalité augmentée pour effectuer les réglages, contrôles et accompagnement des opérateurs. Grâce à des interfaces visuelles intelligentes, il améliore la précision, réduit les tâches complexes et rend les lignes plus agiles et adaptables. Un métier clé dans les environnements hautement digitalisés.

7. Expert Cybersécurité Industrielle (OT)

Dans un contexte d’usines hyperconnectées, l’expert cybersécurité OT est indispensable. Il protège les automates, machines et réseaux industriels, prévient les intrusions susceptibles d’arrêter la production et coordonne les actions entre informatique et production. Avec la montée des cybermenaces, son rôle devient critique pour garantir la continuité d’activité. Un métier en très forte tension.

8. Analyste Data Industrielle

L’analyste data industrielle transforme les flux de données machines en informations exploitables. Il détecte les anomalies, optimise la qualité, identifie les gains cachés sur l’énergie, les cadences ou les coûts. Son regard transversal en fait un acteur essentiel du pilotage par la donnée, véritable pilier de l’industrie 4.0.

9. Responsable Transition Énergétique

Ce responsable pilote la stratégie de décarbonation des sites industriels. Il déploie des solutions d’efficacité énergétique, combinant les énergies renouvelables (solaire, biomasse, hydrogène, fatale) et adaptées aux trajectoires de chaleur réglementaires bas carbone. Un rôle crucial pour aligner les entreprises avec les objectifs nationaux et européens de neutralité carbone.

10. Opérateur Nouvelle Génération

L’opérateur de demain est une main humaine augmentée par le numérique. Équipé de tablettes, d’interfaces intelligentes et d’outils connectés, il pilote les machines, analyse les données et collabore avec des robots et des systèmes automatisés. Son métier devient plus technique, plus qualifié et bien plus valorisant. Il représente le symbole d’une industrie où l’humain reste essentiel, mais amplifié par la technologie.

Ces 10 métiers illustrent la transformation rapide du secteur industriel. Ils combinent technologies avancées, responsabilité environnementale et nouvelles formes de collaboration entre humains et machines.

Chez Brawo, nous accompagnons les entreprises dans cette transition en identifiant, évaluant et recrutant les talents capables de porter ces évolutions et d’inscrire durablement l’industrie dans le futur.

Depuis 4 ans, Brawo réinvente le recrutement grâce à une approche humaine, exigeante et soutenue par la technologie. Retour sur une aventure qui ne cesse de grandir.

Il y a quatre ans, Brawo est né d’une conviction forte : le recrutement peut être repensé pour être plus humain, plus qualitatif et véritablement créateur de valeur.

Dès nos débuts, nous avons choisi de privilégier l’écoute, la transparence et la qualité, tout en nous appuyant sur la technologie pour aller plus loin dans l’efficacité et la pertinence.

Cette vision nous guide toujours : la qualité doit primer sur le volume, et la performance n’a de sens que lorsqu’elle bénéficie durablement aux entreprises comme aux talents. En quatre ans, Brawo s’est construit à travers des projets ambitieux, des innovations continues et de nombreuses rencontres marquantes, avec des clients, des partenaires et des talents qui nous font confiance au quotidien.

Aujourd’hui, notre équipe soudée et passionnée poursuit une même ambition : faire du recrutement un moteur de transformation positive, capable d’impacter les organisations et la société dans leur ensemble. À toutes celles et ceux qui participent à écrire cette histoire, merci.

L’aventure Brawo ne fait que commencer !